9e Edition du Grand Prix d'Afrique à Paris : Interview du DG Amadou Samba KANE avec le Journal Paris Turf.

Dimanche, le continent africain va être sous les projecteurs sur l'hippodrome de Vincennes à l'occasion de la 9e édition du Grand Prix d'Afrique. 48 heures avant l'événement, nous avons rencontré le Président de L'Association des Loteries Africaines, Amadou Samba Kane, lequel est également le DG de la LONASE (Loterie nationale Sénégalaise)…

• Que représente pour vous le Grand Prix d'Afrique ?

Nous enregistrons des paris sur les courses françaises depuis plusieurs décennies et ce Grand Prix d'Afrique permet de magnifier les relations entre les loteries d'Afrique et PMU France. Chaque année, tous les directeurs généraux des loteries se déplacent à Vincennes pour participer à ce grand rendez-vous, qui est aussi l'occasion pour nous de faire connaître nos destinations. En Afrique, il s'agit d'un événement majeur sur lequel nous communiquons.

• Le PMU via la structure “PMU Partenaire*” créée en 2016, tente de développer la prise de paris sur le continent africain via sa masse commune. Quel regard portez-vous sur cela ?

Depuis quelque temps, notre association de loterie s'est bien structurée et est devenue dynamique. Cela a donné un coup de fouet à notre collaboration avec le PMU. Néanmoins, les pays membres de l'Association des Loteries Africaines (ALA) n'adhèrent pas à la masse commune du PMU. En fait, le projet “PMU Partenaire” a été rejeté dès le départ. Même si nous devions faire de la masse commune un jour avec le PMU, nous nous demandons pourquoi nous devrions passer par un intermédiaire alors que le PMU traite directement avec d'autres pays. Nous estimons également que le niveau d'informations de nos parieurs africains est insuffisant pour rivaliser avec les parieurs européens. Enfin, il y a aussi des problématiques liées à des transferts d'argent dans certains de nos pays. Nous avons donc rejeté unanimement les accords avec “PMU Partenaire”, raison pour laquelle la masse séparée prime actuellement (les pays en question gèrent leurs paris mais achètent les images des courses françaises).

• La France a bien du mal à se sortir de la crise hippique, qu'en est-il des enjeux hippiques dans votre pays, le Sénégal ?

Tout comme en France, actuellement, ce sont les paris sportifs qui explosent. Ils s'adressent en grande partie aux jeunes, ce qui engendre un engouement. Les jeunes sont plus adeptes des paris sportifs, également, car le pari hippique s'adresse à une certaine classe de la population. En revanche, on ne constate pas de décroissance telle que la vôtre en Afrique sur les courses.

Recueilli par Sylvain Copier

 Journaliste - Responsable de la rubrique du parieur

http://www.paris-turf.com/actualites/amadou-samba-kane-lafrique-un-autre...

 

* Pays africains liés via “PMU Partenaire” : Cameroun, Gabon, Séchelles, Maurice, Madagascar, le Tchad et Centre Afrique